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4 Septembre 2025
Selon les chiffres publiés lundi 1er septembre 2025, par la Direction Générale des Migrations (DGM), la République Dominicaine a renvoyé dans leur pays 250,741 ressortissants haïtiens (rapatriements et déportations) en situation migratoire irrégulière entre le 1er janvier à le 31 août 2025.
La DGM a indiqué que 35,276 citoyens haïtiens ont été renvoyés en Haïti en août, poursuivant ainsi la politique d’expulsions massives initiée par le gouvernement dominicain en octobre 2024.
Les rapatriements sont effectués après un traitement individuel dans les centres de rétention de la DGM situés dans les différentes circonscriptions territoriales. Les données biométriques et les empreintes digitales de chaque personne sont relevées et leur statut et leur situation sont vérifiés.
La DGM a précisé que les haïtiens rapatriés sont remis directement aux autorités de leur pays aux quatre postes-frontières officiels entre les deux pays.
Les statistiques de la DGM montrent que les renvois d’haïtiens dans leur pays au mois d’août, représentent le nombre le plus élevé traitées en un seul mois depuis le début de cette année.
Nombre de renvoi d’haïtiens mensuellement (2025) :
Janvier : 31,221
Février 26,659
Mars : 28,534
Avril : 32,540
Mai : 34,290
Juin : 30,759
Juillet : 31,462
Août : 35,276
Les arrestations de ces haïtiens en situation migratoire irrégulière marquent une tendance à la hausse soutenue, qui démontre également l’efficacité des opérations menées par la DGM, conformément au mandat explicite du Conseil national de défense et de sécurité et du Président dominicain Luis Abinader visant à lutter contre l’immigration irrégulière et à garantir l’intégrité et la souveraineté du territoire dominicain face à la grave crise à laquelle Haïti est confrontée.
La politique de rapatriement de la République dominicaine est critiquée par des organisations telles que l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) en raison de l’augmentation du nombre de personnes vulnérables, notamment des femmes enceintes, des mères allaitantes et des enfants, renvoyées dans une situation humanitaire de plus en plus précaire en Haïti, pays qui connaît une grave crise sécuritaire et une précarité à tous les niveaux.