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21 Juillet 2026
Lors de son discours à la 10198ème séance du Conseil de sécurité des Nations Unies consacrée à la situation en Haïti, l’Ambassadeur Mike Waltz, représentant des États-Unis auprès des Nations unies a déclaré : Le lundi 20 juillet 2026 « […] Madame la Présidente,[…]
Comme vous le savez, Haïti n’est situé qu’à quelques centaines de kilomètres de la Floride et à cet égard, ce pays revêt un intérêt crucial pour les États-Unis ainsi que pour le Conseil, car ces gangs exportent des armes, de la drogue et sèment la terreur dans les Caraïbes, puis vers l’Afrique de l’Ouest, l’Europe et les États-Unis.Comme l’ont indiqué les intervenants, ces malfaiteurs tirent leurs recettes en extorquant principalement des civils innocents.
Ils commettent également un nombre alarmant d’enlèvements contre rançon, au cours desquels ils forcent ces familles démunies à vendre le peu de biens qui leur reste afin de libérer leurs proches.
C’est pourquoi la première priorité de la Force de Répression des Gangs (FRG), la priorité absolue du plan de campagne qu’elle m’a présenté et qu’elle a défini, est de reprendre le contrôle des rues et de rétablir les voies de communication et de commerce reliant les ports à l’intérieur des terres.
Mais je tiens à vous dire ceci, chers collègues : du commandant mongol jusqu’en bas de la chaîne, ces hommes et ces femmes sont des soldats de premier ordre.
J’ai vu des forces de ce genre partout dans le monde, au Moyen-Orient, en Asie du Sud et en Afrique, et je sais reconnaître une unité bien dirigée quand j’en vois une.
J’ai constaté qu’un certain nombre de ces officiers, de ces planificateurs, des civils à la tête de l’UNSOH jusqu’à la FRG, en passant par l’opération politique, sont dévoués, expérimentés et ont élaboré un plan global bien conçu qui doit désormais être mis en œuvre.
J’ai vu des unités aériennes salvadoriennes, des formateurs jamaïcains aux opérations spéciales, des soldats tchadiens et bien d’autres encore, arriver du monde entier.
En fait, 300 soldats du Sri Lanka ont atterri pendant que nous étions sur place.Les soldats et les policiers que j’ai rencontrés sont bien entraînés.
Ils sont bien armés et relativement bien équipés. L’ONU a dû intervenir dans certains cas. Ils sont dotés d’un mandat offensif, grâce au travail de ce Conseil.
Ils sont dotés d’un mandat offensif pour s’attaquer au gang de “Barbecue”.
Les États-Unis sont profondément reconnaissants envers le Groupe permanent des partenaires ainsi qu’envers les pays qui fournissent des troupes et des forces de police à la FRG. Je peux vous le dire directement : cette mission ne serait pas possible sans leur détermination et leur sacrifice.
Nous sommes particulièrement reconnaissants envers la République Dominicaine, qui considère à juste titre cette situation comme une menace existentielle pour sa sécurité et qui s’est montrée, je pense, incroyablement coopérative, autant qu’elle le pouvait et le devait, pour permettre à la FRG de se mettre en position en Haïti, pour ainsi dire.
[…]Franchement, chers collègues, au cours des dix derniers mois, la FRG a montré ce dont l’ONU est capable lorsqu’elle revient à l’essentiel, et ce n’est qu’un début.
Comme l’a déclaré le représentant spécial, les progrès de la FRG seront évalués et il est essentiel qu’ils soient effectivement mesurés à l’aune des objectifs et des critères de référence définis par le représentant spécial Christofides.
Cela s’inscrit dans le droit fil du mandat de ce Conseil. Et j’apprécie le fait que ces critères de mesure et ces repères aient été présentés, afin que le Conseil puisse ensuite évaluer les progrès réalisés.
Encore une fois, c’est ainsi que l’ONU est censée fonctionner : les pays s’unissent, mettent fin au chaos avant qu’il ne se propage et assument le fardeau collectivement.
À cette fin, nous nous réjouissons de collaborer avec notre co-rédacteur, le Panama, alors que le Conseil s’apprête à renouveler le mandat de la FRG en septembre.D’ici là, j’invite tous ceux qui disposent d’une quelconque capacité de transport aérien à aider au déploiement des troupes et du matériel, et en particulier à aider nos collègues du Sri Lanka, du Bangladesh et de la Côte d’Ivoire à accélérer leur déploiement grâce à cette capacité de transport aérien.
Il va sans dire que les troupes et le matériel arriveront sur le terrain pour venir en aide au peuple haïtien beaucoup plus rapidement s’ils sont acheminés par voie aérienne plutôt que par voie maritime, ce qui est beaucoup plus lent.
Je ne saurais donc trop insister auprès de nos collègues disposant de capacités, qu’elles soient commerciales ou militaires, pour qu’ils apportent leur aide à cet égard.[…]
En outre, les États-Unis se réjouissent de voir les autorités haïtiennes tenir leur promesse au peuple haïtien de rétablir une gouvernance démocratique dans le pays.
Nous saluons en particulier le Conseil électoral provisoire pour les mesures concrètes qu’il a prises, sur le plan budgétaire et sur d’autres plans, en vue d’organiser des élections pour la première fois depuis dix ans.
Chers collègues, les Haïtiens méritent des rues exemptes de gangs, des institutions à l’abri de toute intimidation et un gouvernement choisi par eux, par le peuple.
L’effondrement d’Haïti ne saurait en aucun cas se limiter au seul territoire haïtien.
La violence des gangs, le trafic de drogue, la contrebande d’armes et l’immigration clandestine ne connaissent pas de frontières.
Un Haïti plus sûr sert les intérêts de toute cette région et de chaque pays qui souhaite que les Caraïbes soient libérées de l’emprise de la criminalité.
Alors, permettez-moi d’être clair, au cas où je ne l’aurais pas été jusqu’à présent : les États-Unis se tiennent à vos côtés.
Nous sommes solidaires d’Haïti. Nous continuerons de travailler avec les Haïtiens, avec la FRG et avec d’autres partenaires internationaux en vue de rétablir la sécurité, de partager le fardeau et d’aider le peuple haïtien à reprendre le contrôle de son pays ».