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23 Juillet 2026
Le Prix RFI Théâtre connait toujours le même enthousiasme et témoigne de l’émergence d’une nouvelle génération d’autrices et d’auteurs francophones : pour cette 13ème édition, le comité de lecture constitué par le Collectif À mots Découverts, a reçu 142 candidatures en provenance de 11 pays d’Afrique, de l’océan Indien, des Caraïbes (hors France ultramarine), du Proche et Moyen-Orient et du Maghreb.
13 textes ont été présélectionnés par le Collectif pour prétendre au Prix Théâtre RFI 2026.
Cette présélection sera soumise au vote d’un jury composé d’artistes et de professionnels du spectacle vivant, présidé cette année par l’auteur et metteur en scène guinéen Hakim Bah.
Le lauréat ou la lauréate sera révélé en septembre prochain dans le cadre du festival Zébrures d’automne à Limoges.
Sélections 2026 :
« Le Live de Papa » de Abdou Abou Gueye (Sénégal)« Gòor-jigéen » de Éric Digbé (Côte d’Ivoire)« Le Colis du pays » de Fidéa Abimbola Suarez Djenontin (Bénin)« La saison des tombes ouvertes » de Laurence Essoham Gnaro« Épouvantail ou le trou d’Abel » de Gaël Tchêgoun Houkpatin (Bénin)« Pour une gorgée d’Atoumo » de Nathalie Bidodessi Hounvo Yèkpè (Bénin)« Nouvelle expérience » logistique de Rodrigue Isamaliki (RDC)« Les Yeux que la Nuit a pris » de Joubert Joseph (Haïti) :« Le caleçon du Père Georges » de Edouard Dublin Mboko (RDC)« Vase à Urne » de Gloire Ngoyi (République du Congo)« Boukan » de Alexandro Christi Nicolas (Haïti) :« Anachronik » de Issan Giska Ntsila (République du Congo)« Ima Maryam : le jugement de Marie » de Hermine Eliane Yollo Mingele (Cameroun).
RésumésLes Yeux que la Nuit a pris de Joubert Joseph (Haïti) : Édouard Belizaire, entrepreneur dans le bâtiment, est laissé pour mort, les yeux crevés, à deux pas de chez lui, dans un Port au Prince assailli par les gangs.
Aveugle, il ne peut plus exercer son métier.
Quel est ce monde qui fabrique des enfants capables d’une telle violence ?
Accompagné par l’amour et la lucidité de sa compagne Marlène, il parvient petit à petit à retrouver la force de vivre, malgré la souffrance.
Une écriture profonde et sensible pour une traversée philosophique et existentielle pleine de douceur.
Une ode à l’amour et à la résistance, loin de toute naïveté.
Joubert Joseph est poète, auteur de trois recueils de poèmes « Les Yeux que la nuit a pris » est sa première incursion dans l’écriture théâtrale.
Journaliste au quotidien Le Nouvelliste, il est étudiant mémorant en Lettres Modernes à l’École Normale Supérieure de Port-au-Prince.
Boukan de Alexandro Christi Nicolas (Haïti) : La Mère s’est enfuie avec l’enfant, elle va de quartier en quartier, de maison en maison, essayant d’échapper aux gangs qui quadrillent la ville.
Ses deux plus grands (le frère et la sœur) ont choisi de rester et de tenter de survivre ensemble.
Le frère est brûlé vif à deux pas de chez lui, par ses amis d’enfance.
Quatre voix qui s’entremêlent et se répondent pour dire la violence qui embrase Haïti, la peur et la mort au bout de la rue.
Une très belle langue, poétique et concrète. « Je suis un comédien, auteur dramatique et photographe haïtien, né à Port-au-Prince.
Mon parcours artistique se construit à la croisée du théâtre, du cinéma et de l’écriture, avec une attention particulière portée aux questions d’identité, de mémoire et de migration.
Je tente d’aborder ces sujets avec humour, pudeur et poésie ».