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6 Août 2026
Dans une ordonnance de deux pages, la juge fédérale Ana C. Reyes a annoncé, le mercredi 5 août 2026, la levée de la mesure qui suspendait la décision du Gouvernement américain de mettre fin au Statut de Protection Iemporaire (TPS) accordé aux ressortissants haïtiens.
« L’ordonnance du tribunal bloquant l’entrée en vigueur de la fin de la désignation d’Haïti au TPS, dans l’attente d’une décision judiciaire, n’est plus en vigueur », a écrit la magistrate.
La justice confirme la fin des protections temporaires contre l’expulsion pour les Haïtiens.
La juge fédéral Ana C. Reyes a officiellement autorisé l’administration Trump à mettre fin aux protections temporaires contre l’expulsion dont bénéficiaient des centaines de milliers d’Haïtiens, marquant ainsi la dernière étape, pour l’instant, d’une affaire qui a duré des mois et qui a été portée devant la Cour suprême.
L’annonce de la juge fédérale Ana Reyes intervient plus d’un mois après que la Cour suprême a cassé une décision qu’elle avait elle-même rendue plus tôt cette année.
Cette décision suspendait le projet de l’administration Trump de mettre fin au programme connu sous le nom de Statut de Protection Temporaire (TPS) pour les Haïtiens ayant fui leur pays ces dernières années en raison de l’instabilité politique et des catastrophes naturelles.
Cette décision lève toute confusion parmi les quelque 350,000 haïtiens qui bénéficiaient du programme.
Suite à la décision de la Cour suprême fin juin, la date exacte de la suppression officielle des protections restait incertaine.
L’ordonnance de mercredi ouvre la voie à leur expulsion vers un pays que le Département d’État a maintes fois qualifié de dangereux et instable.
« Nous les poursuivons dès maintenant », a déclaré le secrétaire à la Sécurité intérieure, Markwaye Mullin, « Ces personnes peuvent soit se faire expulser volontairement, soit nous les arrêterons et les renverrons. C’est aussi simple que cela ».
Certains bénéficiaires du programme pourraient ne pas être concernés par cette annulation s’ils ont entamé d’autres démarches pour obtenir une régularisation de leur situation, comme une demande d’asile ou un autre statut légal.
Parallèlement, l’affaire supervisée par Reyes se poursuit, et les Haïtiens continuent d’insister sur le fait que le gouvernement a agi avec une intention discriminatoire en supprimant les protections qui leur permettaient de vivre et de travailler aux États-Unis.
La juge a également conclu que la décision était probablement motivée par des préjugés raciaux envers les Haïtiens, mais la cour suprême a déclaré que les preuves présentées dans cette affaire ne corroboraient pas cette conclusion.
Les avocats des Haïtiens vont donc poursuivre leurs efforts pour rassembler des preuves supplémentaires afin d’étayer leur argumentation.
« Rien dans la décision n’empêche les plaignants de tenter de réunir les preuves supplémentaires nécessaires pour démontrer leur droit à l’égalité de protection », ont déclaré les avocats des migrants à Reyes dans un document judiciaire déposé le mois dernier.