Top News 24 est un média très intéressant en matière de la publication des informations surtout ce qui se passe dans la société haïtienne et dans le mande entier.
26 Août 2026
656 blessés. Voilà le bilan dressé par le BINUH.
Pas celui d’une guerre officiellement déclarée. Pas celui d’une catastrophe naturelle. Celui d’un pays où la violence est devenue une administration parallèle.On tue. On déplace. On kidnappe. On viole. On ferme des routes.
Haïti compte désormais ses morts avec la régularité d’un service de comptabilité.Un trimestre : 1 408.
Près de 1,47 million de personnes étaient déplacées de force en mai.
Plus de la moitié étaient des enfants.Les routes aussi ont changé de métier.
Elles ne servent plus seulement à circuler. Certaines sont devenues des sources de revenus pour les gangs.
Des checkpoints imposent leur taxe.
La circulation se paie.
L’Artibonite est durement touché. Le Sud-Est n’est pas épargné. Le Centre reste sous tension.Et puis il y a les opérations des forces de sécurité.
584 morts. 223 blessés.Le chiffre ne signifie évidemment pas que toutes ces victimes ont été tuées illégalement.
Le rapport ne le dit pas.
Mais qui instruit le crime lorsque l’Etat lui-même est soupçonné d’en être l’auteur ?
Le BINUH dit n’avoir reçu aucune information indiquant l’ouverture d’enquêtes sur les morts et blessures liés à ces opérations.
Pendant ce temps, les enlèvements augmentent. 81 personnes recensées en trois mois.
42 % de plus que le trimestre précédent.Et puis viennent les violences sexuelles.
796 victimes de viol recensées.
Le BINUH rappelle que les cas sont largement sous-déclarés.
Autrement dit, même les statistiques ont peur de tout nous dire.
Lorsqu’un chiffre de 1 408 morts devient une information parmi d’autres, c’est notre capacité à nous indigner qui commence à mourir.
Haïti ne compte plus seulement ses morts. Il apprend à vivre avec leur nombre.