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26 Septembre 2026
Les tensions autour de la souveraineté des États et du rôle des grandes puissances se sont une nouvelle fois invitées au cœur des débats internationaux, après les interventions du président américain Donald Trump et de son homologue brésilien Luiz Inácio Lula da Silva à l’Assemblée générale des Nations unies.Dans son discours du 22 septembre, Trump a mis en avant la puissance économique et militaire des États-Unis.
Il a notamment évoqué l’opération américaine ayant conduit à la capture de l’ancien président vénézuélien Nicolás Maduro, ainsi que l’accord pétrolier conclu autour des ressources du Venezuela.
La Maison-Blanche affirme que cet accord donne aux intérêts américains un contrôle majoritaire sur plus de 65 milliards de barils de réserves prouvées.
Face à cette position, Lula a défendu le principe de souveraineté nationale et de non-ingérence.
Dans son intervention à l’ONU, le président brésilien a déclaré que le Venezuela devait pouvoir déterminer lui-même son avenir et a dénoncé ce qu’il a qualifié de nouvelles « tentations hégémoniques » en Amérique latine.
Il a également affirmé que « le Brésil ne rentre dans l’arrière-cour de personne », en appelant à des relations fondées sur le respect entre États.
Le Venezuela au centre des tensions
La question vénézuélienne constitue l’un des principaux points de divergence. Lula avait déjà déclaré, avant son intervention à l’ONU, que l’action américaine au Venezuela était grave et que la souveraineté du pays avait été compromise.
Il a également estimé que le peuple vénézuélien devait pouvoir décider de son propre destin. Trump, de son côté, a présenté l'action américaine comme faisant partie d'une stratégie visant à transformer la situation politique et économique du Venezuela.
Washington affirme notamment que les investissements et les accords énergétiques doivent contribuer à la reconstruction et à une éventuelle transition démocratique du pays.
Deux visions des relations internationalesAu-delà du cas vénézuélien, les déclarations des deux dirigeants illustrent une divergence plus large sur l’ordre international : Washington met l’accent sur la puissance et la défense des intérêts américains, tandis que Brasília insiste sur la souveraineté, le multilatéralisme et la non-intervention. Reuters rapporte que Lula a également dénoncé les tentatives d’ingérence étrangère dans les processus électoraux et appelé à une coopération internationale plutôt qu’à une intervention extérieure.
À noter toutefois : la formule « Le monde n’est pas la propriété des États-Unis », largement reprise sur les réseaux sociaux, ne correspond pas littéralement à une citation vérifiée de Lula dans les sources consultées.
Elle résume plutôt l’angle donné à ses déclarations sur la souveraineté et les rapports de puissance.
Les propos vérifiés de Lula portent notamment sur le fait que le Brésil n’est « l’arrière-cour de personne » et que le Venezuela doit pouvoir décider de son propre avenir.